Archive | février, 2011

Le jour où Nina Simone a cessé de chanter

9 Fév

J’ai lu ce livre d’une traite tellement le récit est poignant. L’histoire commence par les funérailles du père de l’auteur. Athée au Liban, un pays où la religion tient une place très importante, Darina Al-Joundi fait la confession de son éducation. Son père, journaliste et écrivain, l’élève dans un rêve de liberté totale où tous les excès sont tolérés. Sa seul demande : qu’elle ne se lie jamais à aucune religion. Violence, drogue et sexe se côtoient dans le récit de sa jeunesse tumultueuse pendant les 15 années de guerre civile au Liban.

Ce texte met surtout en avant la liberté, liberté de penser, de culte, de la femme, sexuelle, et son prix. Comment vit-on dans un pays en guerre en pleine adolescence avec si peu de repères ?

L’auteur s’y dévoile sans pudeur. Son témoignage est vraiment intense, fière, très rythmé, scandé comme un ode à la liberté. Un véritable cri du coeur. Une lettre ouverte à son père.

Ce texte a été mis en scène au Festival d’Avignon et interprété par l’auteur elle-même.

 

 

Publicités

Se souvenir des bonnes choses…

8 Fév

 

Tel Proust et ses madeleines, de nombreux plats m’évoquent immédiatement mon enfance. Je ne peux pas manger de mousse au chocolat sans penser à celle que je faisais avec ma maman. C’était Ma recette d’anniversaire. Je revois le livre tout jauni de dessert que sortait ma maman. J’adorais feuilleter ce livre, son graphisme, les histoires qu’ils racontaient aux travers de ses dessins pour illustrer les grands classiques des desserts. Sur toutes mes photos d’anniversaire, je souffle mes bougies sur une charlotte à la mousse au chocolat !

Je me souviens de la bonne odeur de brioche quand on rentrait de l’école. Le meilleur des goûters, celui préparé par sa maman. Finalement, en toute objectivité, je ne sais pas si j’adorai vraiment sa brioche ou si c’était de savoir qu’elle l’avait préparé pour nous. Une délicate preuve d’amour.

Quand je repense à des membres de ma famille disparus, je repense à leurs petits plats. Enfant, je passais une partie de mes vacances chez mes grands-parents paternels. Je revois ma grand-mère préparer sa galette au beurre. A l’époque, ce qui me paraissait inconcevable, c’était surtout qu’elle puisse le faire sans recette, ça la faisait rire. Plus tard, pour nous faire plaisir, elle s’est mise à nous préparer des pizzas maison. Chez elle, tout avait un goût différent, le goût de l’authenticité brute. Agriculteurs retraités, le lait venait de la ferme (ça, par contre, ça m’a dégoûté du lait entier à tout jamais, juste de penser à la pellicule de crème, mon cœur se lève), les légumes du potager, les plats mijotés pendant des heures…

Ado, je passais régulièrement l’après-midi chez ma grand-mère maternelle. Elle m’a fait découvrir les toasts au fromage de chèvre et les hot-dog !

Les meilleurs bûches de Noël, celle de ma tante… à la mousse au chocolat … forcément !!

J’en passe et des meilleurs.

Evidemment, vous trouverez sans doute que les meilleurs plats proviennent également de votre maman ou d’un de vos proches. Et je ne vous contredirais pas car pour moi le goût est fortement lié aux émotions, à l’amour qui est partagé à ce moment-là et que rien ne peut l’égaler. On recherche souvent, en vain parfois, à retrouver cette saveur, ce goût alors que c’est ce moment que nous partagions qui le rendait unique.

Tous ces moments m’ont fait apprécier le fait de cuisiner, pour moi, pour les autres et avec les autres. Bref, j’aime quand la magie se met en route…

Vous avez vous aussi des petites madeleines de Proust concernant des plats ?

Bonus : la recette des madeleines (base salée) :
100g de farine blanche – 2 oeufs – 3 cuil. à café de levure chimique – 1 cuil. à soupe d’huile d’olive – 20g de beurre fondu – 4 cuil. à soupe de lait – sel et poivre.
A la base, on ajoute ce qu’on veut. Hier soir, c’était crevettes coupées en petits morceaux et mélange d’épices. Tout est envisageable.
On mélange tout au fouet et on laisse reposer 30 min au réfrigérateur. C’est le choc thermique entre la pâte froide et le four chaud qui crée la petite bosse sur le dessus de la madeleine, génial non !
On beurre son moule (sauf s’il est en silicone). On ne remplit pas à ras-bord les moules et on enfourne dans un four chaud (T. 7-8) pendant 3-4 min puis on baisse le feu (T6) et on laisse cuire 5-6 min en surveillant la cuisson.
Enjoy !

 

Orange Blossom

6 Fév

 

 

Le nuancier de Libelul est placé ce mois-ci sous le signe du orange. Une couleur vitaminée, très 70’s, pleine de pep’s et d’énergie. Une couleur qui m’évoque le voyage et les épices… et un site plein d’idées, de tutos, de DIY, découvert cette semaine grâce à un article d’Hellocoton.

Et pourtant, une couleur finalement assez peu présente chez moi. Rien dans mon dressing (j’ai pourtant tricoté une écharpe de cette teinte à ma copine S. pour Noël). Rien dans notre chambre. Quelques produits dans la salle de bain évoquant  des envies de bien-être d’ailleurs comme ce rhassoul du Maroc ou la séduction avec cette huile pour la douche (un vrai bonheur) et mon parfum chouchou aux effluves orientales, Obsession. Dans la cuisine, quelques clémentines pour le pep’s, des épices, du thé et une tasse 70’s « empruntée » chez mes parents. Dans le bureau, des livres de cuisine, de voyage et un livre génial de trucs et astuces. Dans le salon enfin, pouf marocain et lampe exotique pour le côté chaleureux.

Et pour finir,  pourquoi ce titre ? Parce qu’il désigne un cocktail et un groupe de musique originaire de Nantes, entre la musique électro et la world music influence arabe et occidentale, vu plusieurs fois en concert ces dernières années (perso, j’avais un petit faible pour la première formation avec Jay. C au chant).

Et pour le cocktail, c’est tout simplement 4 cl de jus d’orange pour 3 cl de gin, au shaker, avec des glaçons…

Bref, je n’ai rien de plus à ajouter sur cette couleur… Et vous, ça vous évoque quoi cette teinte ?

Souvenirs du Liban – partie 1

2 Fév

Je suis partie au Liban en septembre 2009. Mon premier grand voyage. Un très bon souvenir et surtout l’explosion de tous les clichés véhiculés par la télévision.

Avant, je pensais que le Liban était un pays sec, aride, très poussiéreux. Un pays peu accueillant avec des gens armés partout. Ça peut paraître idiot mais ce sont les images que j’avais en tête avant d’atterrir à Beyrouth.

Arrivée de nuit en plein orage, ma première surprise a été de voir que les pancartes étaient écrites en arabe, en anglais et en français. Hé oui, le français est la première langue étrangère parlée au Liban. D’ailleurs, j’ai été très impressionnée de voir la simplicité avec laquelle les gens, surtout les jeunes, pouvaient passer d’une langue à l’autre au sein d’une même conversation.

Etonnant aussi, la diversité des paysages au sein d’un si petit pays (la taille du département de la Gironde !) : la montagne, la mer, les plaines, la forêt de cèdre (l’emblème nationale). On raconte même qu’il est possible d’aller se baigner le matin et d’aller faire du ski l’après-midi !

Le mot qui définirait le mieux le Liban, c’est la diversité. Des paysages comme évoqué plus haut, mais aussi religieuse (18 religions reconnues officiellement). Mosquée et église se jouxtent d’ailleurs dans le centre-ville de Beyrouth. Un signe de paix après la guerre civile qui a ravagé le pays pendant 15 ans.

 

 

 

février 2011
L M M J V S D
« Jan   Mar »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28  
Publicités