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Le râteau en amitié

19 Mar

Le Guide du râteau de Maïa Mazaurette et Arthur de Pins, aux éditions Fluide Glacial

La semaine dernière, j’ai testé pour vous (et bien malgré moi) le râteau amical… Un de mes crédos cette année est d’oser pour prendre davantage confiance en moi. C’est sur cette bonne résolution que j’ai osé, il y a quelques semaines, demander le numéro de téléphone d’une fille avec qui j’ai partagé quelques cours de préparation à l’accouchement. Nos enfants nés, nous nous sommes croisés de nombreuses fois au détour d’une rue. Avec l’envie de partager mon expérience de jeune maman et de me faire une nouvelle amie, j’ai un jour franchi le pas en demandant ce précieux numéro. J’ai senti l’autre maman enthousiaste de prime abord, bien que peut-être un peu gênée par cette demande. (Etrange monde où nous donnons sans trop de difficultés nos coordonnées à des sociétés commerciales pour participer à des jeux ou obtenir des réductions mais où sommes réticents pour les confier à un individu en chair et en os, avec qui un vrai lien peut s’établir). En y réfléchissant après, j’avoue avoir été un peu étonné qu’elle ne m’ait pas fait la même demande en retour, comme un échange, garantissant une envie de créer quelque chose. Je me souviens être tout de même rentrée chez moi très fière d’avoir franchi ce premier pas vers l’amitié.

Quelques semaines se sont passées et puis, vendredi, j’ai eu envie de franchir un autre pas vers cette personne. J’ai donc rédigé un sms, en pesant bien chaque mot pour éviter les interprétations douteuses et faire passer un message dynamique. Echec de l’envoi. Je persévère une fois, deux fois, puis trois… Echec de l’envoi.

Ni une ni deux, je pense au faux numéro de téléphone en trouvant cette option tout de même bien puérile. Alors, je compose le numéro pour en avoir le coeur net (cette action n’aurait pas été envisageable pour moi il y a quelques mois).

Elle répond. C’est moi qui me sent toute gênée d’avoir envisagé le faux numéro… J’en oublie mes bonnes manières et comme souvent les timides, je lui propose directement d’aller prendre un verre sans même un « Comment ça va ? Et ta fille ?… » Directe, elle me ramène à la réalité avec un « Je suis au travail ». Encore plus mal à l’aise, je me remémore le contenu de mon message initial et prends quelques nouvelles avant de lui proposer de nouveau de se revoir. Sa réponse me glace « Je ne suis pas disponible ce week-end, ni celui d’après…. Ça va être difficile jusqu’en avril au moins…. Je t’enverrai un sms quand j’aurai un peu plus de visibilité mais pour le moment, je n’ai pas de disponibilités… »

Je repense à ce moment-là au râteau amoureux et je souris au fond de moi. J’acquiesce au bout du fil tout en sachant que je n’aurai plus de nouvelles et mes espoirs d’une nouvelle amitié s’envole… Je termine mon bout de chemin en pensant à ce que j’aurai pu dire et puis finalement, est-ce que cela aurait changé quelque chose… Finalement, j’ai osé et j’en suis contente mais on ne gagne pas si facilement l’amitié d’un(e) presque inconnue… S’affirmer, c’est prendre le risque d’exprimer ses souhaits et donc aussi se préparer à ce qu’ils ne soient pas toujours satisfaits. C’est donc juste un premier pas vers d’autres demandes avec peut-être d’autres refus mais j’y arriverai à tisser des liens dans cette ville !

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L’affirmation pour être soi et mieux avec les autres

3 Fév

Si comme moi, prendre la parole devant un groupe vous rend malade, vous n’osez pas demander un service à quelqu’un de mignon ou exprimez une critique à votre collègue de travail, si vous ne savez pas répondre aux reproches de votre supérieur hiérarchique, si vous passez des soirées à faire « tapisserie » plutôt que de lancer un sujet de conversation qui vous conviendrait davantage… vous manquez certainement d’affirmation de soi…

J’ai commencé la semaine dernière le livre Affirmez-vous !, du docteur Frédéric Fanget, paru aux éditions Odile Jacob, pour améliorer mes relations avec les autres. Dans mon cas personnel, c’est surtout au travail que je ressens mes manques en matière d’affirmation. Je préfère m’écraser plutôt que d’exprimer mes émotions. J’ai horreur d’être au centre de l’attention. Bilan, je n’ose pas exprimer mes idées, prendre la parole en groupe et, au final, je me sens souvent frustrée de ne pas être reconnue à ma juste valeur. Je me souviens d’une DRH qui m’avait dit après un entretien « Ce n’est pas ceux qui font le meilleur travail qui montent les échelons, ce sont plus souvent ceux qui savent le mieux en parler ». Bref, le faire savoir plutôt que le savoir-faire…

Ici, le propos de cet ouvrage est tout simplement de donner les clés, aux gens comme moi, et peut-être comme vous, de la conversation dans 6 grands domaines : faire une demande, faire un compliment, faire une critique à l’autre, répondre à un compliment, répondre à une critique,  énoncer son refus ou donner son accord, négocier.

Dans chaque partie, l’auteur commence par un test pour savoir où on en est, puis énonce les règles en présentant de nombreux exemples et termine par l’essentiel à retenir. C’est simple et plutôt concret. L’objectif est évidemment de s’exercer au quotidien à appliquer ces règles pour améliorer sa communication avec les autres. L’auteur propose également de réaliser une petite liste pour chaque domaine de nos difficultés en les classant par ordre de difficultés (par exemple, demander l’heure à un passant, demander un service à un voisin, demander une augmentation…). Ainsi, le travail se fait progressivement et la confiance en soi se renforce petit à petit.

Concrètement, j’ai commencé à mettre en place cette méthode et ça porte ses fruits. Les deux points que j’apprécie particulièrement sont que tous les contacts avec autrui sont autant de possibilités de s’améliorer (j’ai ainsi osé demander, par exemple, à mon médecin si je pouvais emprunter l’une de ses revues) et que les conversations prennent plus facilement de la profondeur et restent non-agressives.

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